“Il ne s’intéresse à rien”… vraiment ?

Comment éveiller la curiosité d’un jeune (même quand il semble ne s’intéresser à rien)

“Il ne s’intéresse à rien”… vraiment ?

C’est une phrase que j’entends tout le temps.

Et à chaque fois, je me dis la même chose :

👉 Ce n’est pas qu’il n’est pas curieux.
👉 C’est qu’on ne regarde pas au bon endroit.

Parce que sur le terrain, après plus de 20 ans à accompagner des jeunes, je n’ai jamais rencontré un seul jeune “sans curiosité”.

Par contre, j’en ai rencontré beaucoup :

  • qui n’osaient plus la montrer
  • qui ne se reconnaissaient pas dans ce qu’on valorise
  • ou qui ne savaient même pas qu’ils étaient curieux

Pourquoi la curiosité est devenue essentielle aujourd’hui

Dans un monde stable, on pouvait choisir une voie et s’y tenir.

Aujourd’hui ?

  • les métiers évoluent en permanence
  • les parcours ne sont plus linéaires
  • l’incertitude fait partie du jeu

👉 Ce qu’on doit développer chez les jeunes, ce n’est pas une réponse.

👉 C’est leur capacité à explorer, s’adapter, rebondir.

Et ça commence par une compétence clé : la curiosité.

Le piège : croire qu’il n’existe qu’une seule forme de curiosité

Une maman m’a dit un jour :

“Ma fille n’est pas curieuse, elle ne s’intéresse pas à l’actualité.”

Et pourtant…

👉 cette jeune passait des heures à observer les autres
👉 à comprendre les relations
👉 à analyser les comportements

👉 Elle était profondément curieuse.
Mais pas de la manière attendue.

Les différentes formes de curiosité chez les jeunes

Dans l’accompagnement des jeunes en orientation, reconnaître ces formes change tout :

Curiosité cognitive

Comprendre, apprendre, analyser.

Curiosité sociale

S’intéresser aux autres, aux émotions, aux relations.

Curiosité introspective

Se questionner intérieurement.

Curiosité sensorielle

Tester, expérimenter, vivre dans le concret.

Curiosité existentielle

Chercher du sens, se poser des grandes questions.

👉 Et souvent, c’est là que tout bascule :

Quand un jeune comprend qu’il est déjà curieux…
👉 il change de regard sur lui-même.

Comment éveiller la curiosité d’un jeune (concrètement)

1. Observer ce qui est déjà là

Arrête de chercher ce qui manque.

Regarde :

  • ce qui le fait parler
  • ce qui le fait vibrer
  • ce dans quoi il s’immerge

👉 La curiosité laisse toujours des traces.

2. Poser des questions qui ouvrent

Pas :
👉 “Tu veux faire quoi plus tard ?”

Mais :

  • “Qu’est-ce qui t’a plu là-dedans ?”
  • “Qu’est-ce que t’aimerais creuser ?”
  • “Qu’est-ce que ça te fait quand tu fais ça ?”

👉 Tu passes d’une logique de réponse
à une logique d’exploration.

3. Explorer avec lui

Un jeune ne sait pas toujours comment chercher.

Tu peux :

  • lui montrer
  • l’accompagner
  • ouvrir des pistes

👉 Sans faire à sa place.

4. Donner envie (plus que donner des réponses)

La curiosité se transmet.

Par ton énergie.
Par ton regard.
Par ton enthousiasme.

👉 Si tu es dans l’exploration… il va te suivre.

Ce que ça change dans l’orientation

Un jeune curieux :

  • teste
  • se trompe
  • apprend
  • ajuste

👉 Il construit son chemin au lieu de le subir.

Et si on changeait de question ?

Au lieu de demander :

👉 “Qu’est-ce qu’il veut faire plus tard ?”

On pourrait commencer par :

👉 “Qu’est-ce qui l’intrigue déjà aujourd’hui ?”

Ce que j’observe dans mes accompagnements

Quand la curiosité est remise au centre :

  • les jeunes parlent plus
  • ils s’engagent davantage
  • ils osent essayer

👉 Et surtout… ils reprennent confiance.

Pour aller plus loin

Si tu accompagnes des jeunes et que tu veux :

  • apprendre à repérer ces signaux
  • structurer tes séances
  • utiliser des outils concrets

👉 Le programme Voyage Ikigaï t’aide à :

  • révéler ce qui est déjà là
  • utiliser la curiosité comme levier d’orientation
  • remettre les jeunes en mouvement

Ce qu’il faut retenir

👉 Il n’y a pas de jeunes “pas curieux”
👉 Il y a des curiosités qu’on n’a pas encore vues

Et parfois…
👉 tout commence par un regard différent.

Tu sens qu’il est temps d’accompagner autrement, avec plus de sens ?

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