Trouver sa voie, réécrire son histoire

L’alliance puissante de l’Ikigaï et des Pratiques Narratives

Dans le monde du coaching et de l’accompagnement, nous sommes souvent face à deux quêtes distinctes chez nos clients : la quête de sens (« Pour quoi suis-je fait ? ») et la quête d’identité (« Qui suis-je vraiment ? »).

Souvent, on traite ces questions séparément. Pourtant, c’est à leur intersection que se trouve la véritable transformation. C’est précisément là que le mariage entre l’Ikigaï et les Pratiques Narratives prend tout son sens.


Pourquoi mêler ces deux approches ? Parce que trouver sa raison d’être ne suffit pas toujours à l’incarner. Voici comment cette alliance unique peut transformer un accompagnement.

  1. L’Ikigaï : La boussole
    L’Ikigaï, ce concept japonais souvent traduit par « joie de vivre » ou « raison d’être », est un outil formidable pour définir un cap. Il invite la personne accompagnée à explorer l’intersection entre :
  • Ce qu’elle aime.
  • Ce pour quoi elle est douée.
  • Ce dont le monde a besoin.
  • Ce pour quoi elle peut être payée.
    C’est une boussole. Elle indique le Nord. Mais savoir où l’on veut aller ne suffit pas si l’on porte un sac à dos rempli de pierres qui nous empêche d’avancer.

  1. Les Pratiques Narratives : L’art de « nettoyer » le chemin
    C’est ici que l’approche Narrative entre en scène. Développée par Michael White et David Epston, elle postule que nous sommes constitués d’histoires.
    Souvent, face à son Ikigaï, le client se heurte à ce qu’on appelle une « histoire dominante » saturée de problèmes : « Je ne suis pas légitime », « C’est trop tard pour moi », « Je suis quelqu’un d’anxieux ».
    Les Pratiques Narratives permettent de :
  • Externaliser le problème : La personne n’est pas le problème : le problème est le problème.
  • Rechercher les « moments d’exception » : Ces instants passés où la personne a déjà incarné les compétences nécessaires à son Ikigaï, sans s’en rendre compte.

  1. Pourquoi l’alliance des deux est magique ?
    Mêler ces deux outils crée un cercle vertueux en trois étapes :
    A. Ancrer le rêve dans la réalité (Thickening the story)
    L’Ikigaï peut parfois sembler être un idéal lointain. La pratique narrative permet d’aller chercher dans le passé du client des preuves tangibles qu’il possède déjà les ressources pour l’atteindre. On « épaissit » l’histoire préférée du client pour rendre son Ikigaï crédible à ses propres yeux.

A. Ancrer le rêve dans la réalité


L’Ikigaï peut parfois sembler être un idéal lointain. La pratique narrative permet d’aller chercher dans le passé du client des preuves tangibles qu’il possède déjà les ressources pour l’atteindre. On « épaissit » l’histoire préférée du client pour rendre son Ikigaï crédible à ses propres yeux.


B. Aligner les valeurs


L’Ikigaï repose sur des valeurs fortes. La narration permet d’explorer le « paysage de l’identité » : Pourquoi cet Ikigaï est-il important pour vous ? Que dit-il de ce que vous chérissez ? Cela transforme un simple projet professionnel en une mission de vie profondément ancrée.


C. Recruter son « Club de Vie »


Pour vivre son Ikigaï, on ne peut pas être seul. L’approche narrative utilise le concept de « Club de Vie » (re-membering). Qui sont les gens (réels ou fictifs, présents ou passés) qui soutiendraient cet Ikigaï ? Qui verrait cette nouvelle version de vous avec bienveillance ? Cela permet de créer un soutien mental puissant pour l’accompagné.


Conclusion : Devenir l’auteur de sa vocation


Utiliser l’Ikigaï seul, c’est parfois risquer de créer une belle liste d’objectifs qui reste dans un tiroir, bloquée par le syndrome de l’imposteur.


Utiliser la Narration seule, c’est soigner l’identité, mais parfois sans direction concrète vers l’avenir professionnel.


En mêlant les deux, vous offrez à vos accompagnés le plus beau des cadeaux : la capacité non seulement de voir leur destination, mais de se sentir pleinement l’auteur légitime du voyage pour y parvenir.


Et si votre prochaine étape n’était pas de chercher une réponse, mais de commencer à raconter une nouvelle histoire ?

La formation démarre le 4 février.
La cohorte est presque complète, et deux places sont encore ouvertes si ça résonne pour toi 🙂

6 PLACES

Crédit photo Marion @tirerleportraitparis

Tu sens qu’il est temps d’accompagner autrement, avec plus de sens ?

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